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Un tram «A»

Il y a beaucoup de lignes de tram à Moscou. Elles sont toutes numérotées, sauf celle qui est indiquée comme la ligne «A». Cette ligne, qui s'appelle «Annouchka» maintenant; a un wagon particulier qui porte le nom de Трактиръ Аннушка (Traktir Annouchka) ou Café Annouchka, et qui a été transformé en restaurant.

Vous pouvez lire plus sur le Café Annouchka dans la section Lieux du site web Master & Margarita.

N°13 de cette rue, et, nécessairement, à l’appartement 47

Ivan se rend soudainement compte que le professeur doit se trouver dans la maison numéro 13 et «nécessairement» dans l'appartement 47. Boulgakov décrit en réalité l'appartement de ses amis Nikolai Nikolaïevitch Liamin, érudit littéraire et traducteur et Natalia Abramovna Liamina-Oushakova, sa femme-artiste, qui, en réalité, ont vécu à Savelievsky pereulok 12, dans l'appartement 66.

La maison des Liamins
La maison des Liamins

L'histoire des Liamins reviendra plus tard dans le roman, dans le songe de Nicanor Ivanovitch dans le chapitre 15.

Réchauds à pétrole

L'insuffisance d'espace pour vivre après la révolution a causé le phénomène typiquement soviétique de l'appartement communal, dans lequel plusieurs familles avaient une ou deux pièces privées et partageaient la cuisine et les toilettes. Le réchaud à pétrole, souvent indiqué comme primus, est une cuisinière portative avec un brûleur alimentée avec le benzène pressurisé, est apparu en même temps et est devenue un symbole de la vie en appartement communal. Chaque famille avait son propre réchaud à pétrole.

Le réchaud à pétrole jouera un rôle important plus tard dans le roman, quand Koroviev et Béhémoth prennent congé de Moscou.

Deux bougies nuptiales

Dans le service de mariage Orthodoxe, les jeunes mariés restent debout pendant la cérémonie en tenant des chandelles. Ce sont des grandes chandelles spéciales, souvent décorées, et elles sont généralement gardées indéfiniment après le mariage, souvent dans le coin avec l'icône de famille.

Le vaste amphithéâtre de granit

L'endroit «sur les degrés du vaste amphithéâtre de granit qui domine la boucle de la rivière», où Ivan plonge dans l'eau, est au pied de ce qui était la Cathédrale de Christ le Sauveur, qui a été dynamitée en 1931, pendant que Boulgakov était occupé à écrire Le Maître et Marguerite. Les marches de granit restants et l'amphithéâtre étaient à l'origine des fonts baptismaux à la rive, généralement connue comme le Jourdain. La cathédrale a été reconstruite.

Vous pouvez lire l'histoire de la Cathédrale dans la section Lieux du site web Master & Margarita.

Ayant ôté ses vêtements

La baignade incongrue d'Ivan peut être assimilée à un baptême. À partir de ce moment, Ivan n'est plus le même.

Se débarrasser des vêtements réfère à la préparation pour le rituel d'initiation dans le premier degré de la franc-maçonnerie, où le néophyte se débarrasse de son ancienne tenue, y compris tous les métaux tels que les montres, les pièces de monnaie et les anneaux. Symboliquement, il se débarrasse de son orgueil, sa vanité, sa cupidité et de tout ce qui le lie à la matière ou au matérialisme. Cela signifie également qu'il prend distance de l'ancien homme, avec ses connaissances accumulées, ses convictions, ses préjugés et ses passions et qu'il est ouvert à une exploration fondamentale de la vie en général et sa propre vie en particulier.

Rite d'nitiation dans la franc-maçonnerie
Rite d'nitiation dans la franc-maçonnerie

L'intérêt de Boulgakov pour la franc-maçonnerie pourrait être expliqué par le fait que, en 1903, Afanasi Ivanovitch Boulgakov (1859-1907), théologien et historien de l'Église, et le père de Mikhaïl Afanasievitch, avait écrit un article sur La franc-maçonnerie moderne dans sa relation avec l'église et l'état, qui a été publié dans Les actes de l'Académie théologique de Kiev. Boulgakov fait référence à la franc-maçonnerie à plusieurs endroits dans le roman.

Vous pouvez lire plus sur la franc-maçonnerie dans Le maître et Marguerite dans la section Contexte du site web Master & Margarita.

Eugène Onéguine

Eugène Onéguine est le grand roman poétique, écrit par Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837), qui a inspiré Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) à écrire un opéra du même nom, dont le livret a été écrit par le frère du compositeur Modeste Ilitch Tchaïkovski (1850-1916). Tatiana, mentionnée un peu plus loin, est l'héroïne de cet oeuvre.

Eugène Onéguine est un symbole de la culture russe classique qu'Ivan et ses semblables professionnels rejettent. Il est invité, par cet air, à avoir pitié du héros de l'opéra, à retrouver ce qu'il a bafoué, à se réconcilier avec ses racines. La polonaise surgit de toutes les maisons à la fois - elles étaient équipées de postes de radio à programme unique. Boulgakov montre par là l'uniformisation de la culture dans la société soviétique

Ici vous pouvez écouter la polonaise «avec des rugissements graillonneux»:

Une blouse russe déchirée

Dans le texte russe Boulgakov ne parle pas d'une chemise russe. Il utilise le terme тольстовка (tolstovka). Une tolstovka - une blouse de Tolstoï ou une chemise de Tolstoï est une chemise russe traditionnelle avec le col s'ouvrant d'un côté. Le nom original est косоворотка [kosovorotka] ou col oblique. Cette sorte de chemise a été associée à Lev Nikolaïevitch Tolstoï (1828-1910), parce qu'il aimait s'habiller en costume de paysan et de faucher l’herbe dans la prairie avec ses paysans. De là donc le nom тольстовка [tolstovka]. Comme elles étaient inconnues en Occident, de telles blouses sont devenues symboles du nationalisme russe.

Le col oblique d'une tolstovka
Le col oblique d'une tolstovka

Les vêtements qu'Ivan Biezdomny met au lieu de «la casquette à carreaux, la chemise de cow-boy, le pantalon blanc fripé et les espadrilles noires» qu'il portait à l'étang du Patriarche, pourrait se référer au rituel d'initiation d'unApprenti, le premier degré de la franc-maçonnerie, où le candidat est introduit en tenue miteux. Habituellement, il porte, comme Biezdomny, une chemise d’un blanc sale qui était à moitié ouverte. Le candidat a les yeux bandés. Dans la troisième version du Maître et Marguerite de 1933, Ivan a été temporairement aveuglé quand il a été admis à la clinique.

L'intérêt de Boulgakov pour la franc-maçonnerie pourrait être expliqué par le fait que, en 1903, Afanasi Ivanovitch Boulgakov (1859-1907), théologien et historien de l'Église, et le père de Mikhaïl Afanasievitch, avait écrit un article sur La franc-maçonnerie moderne dans sa relation avec l'église et l'état, qui a été publié dans Les actes de l'Académie théologique de Kiev. Boulgakov fait référence à la franc-maçonnerie à plusieurs endroits dans le roman.

Vous pouvez lire plus sur la franc-maçonnerie dans Le maître et Marguerite dans la section Contexte du site web Master & Margarita.

L'image sainte et la bougie

Lors du rituel d'initiation pour un Apprenti dans la franc-maçonnerie, le candidat porte une bougie, et la pointe d'une épée est placée dans la poitrine du candidat. Dans une version antérieure du Maître et Marguerite, l'icône de papier était attaché à la poitrine d'Ivan avec une goupille de sécurité.

L'intérêt de Boulgakov pour la franc-maçonnerie pourrait être expliqué par le fait que, en 1903, Afanasi Ivanovitch Boulgakov (1859-1907), théologien et historien de l'Église, et le père de Mikhaïl Afanasievitch, avait écrit un article sur La franc-maçonnerie moderne dans sa relation avec l'église et l'état, qui a été publié dans Les actes de l'Académie théologique de Kiev. Boulgakov fait référence à la franc-maçonnerie à plusieurs endroits dans le roman.

Vous pouvez lire plus sur la franc-maçonnerie dans Le maître et Marguerite dans la section Contexte du site web Master & Margarita.

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