Archibald Archibaldovitch

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Rôle

Archibald Archibaldovitch est le dirigeant du restaurant de Griboïedov où les clients sont gâtés avec «du sandre au naturel», morceau magistral, pour seulement cinq cinquante kopecks! Au Colisée, la portion de sandre coûte treize roubles quinze kopecks pour un sandre qui date de trois jours. Des «œufs-cocotte», de la «purée de champignons servie dans de petites tasses», les «cailles à la génoise»... ce n'est pas claire comment il réussit à organiser tout cela, mais il était très capable à servir une vie très agréable à son public  - les members de Massolit.

Le commandant du brick ou le pirate, comme Boulgakov l'appelle à quelques reprises, est aussi un homme d'action. Il avait une discussion assez ferme avec le portier, qui n'avait pas empêché Ivan-en-caleçon d'entrer, «puisqu’il est membre du Massolit». «Un homme ne peut aller en linge de corps dans les rues de Moscou que dans un seul cas: s’il est accompagné par la milice - et dans une seule direction: le poste! Et toi, si tu es portier, tu dois savoir que, dès que tu aperçois un homme dans cette tenue, ton devoir est, sans perdre une seconde, de te mettre à siffler». Après avoir dit cela,  le commandant donna ses ordres avec clarté, brièveté et précision: «Va chercher Pantaleon à l’office. Appelle la milice. Procès-verbal. Une voiture. Pour l’hôpital psychiatrique.» (et il ajouta :) «Siffle!»

C'était donc Archibaldovitch qui était le responsable du transport d'Ivan à l'hôpital, où il rencontrerait le maître.

Contexte

Le prototype pour Archibald Archibaldovitch était Iakov Danilovitch Rozental (1893-1966), surnommé la Barbe - pour une raison qui devrait être évidente de cette photo. C'était la même raison pourquoi Boulgakov l'appelait le pirate.

Iakov Rozental a déménagé de Kiev à Moscou en 1921. Il fut le directeur du restaurant de la Maison Hertzen (le prorotype de la maison de Griboïedov) et du restaurant de l'Union des Journalistes de 1925 à 1931. Les Boulgakovs connaissaient Rozental et Elena Sergueïevna Chilovskaïa (1893-1970) l'a mentioné dans son journal intime. Le 11 août 1939, elle a écrit: «Iakov Danilovitch est drôle. Il sert des produits gastronomiques, et puis il parle de la pièce de théâtre, comme s'il l'a regardé personnellement.»



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