Épilogue

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Théodosia

Théodosia ou Feodosia est une ville de port dans la Crimée, en Ukraine. La ville compte 74.669 inhabitants, la plupart d'entre eux sont des Russes. La langue est le russe et peu de personnes parlent l'ukrainien.

Une dizaine de kilomètres au sud de Feodosia l’on trouve la ville thermale de Koktebel. En 1925, Boulgakov a écrit Voyage à travers la Crimée, un feuilleton dans lequel il a décrit de façon ironique les inconvénients de Koktebel. Il a été là avec sa seconde épouse Lioubov Ievgenieva Belozerskaïa (1894-1987), pour rendre visite à l'un de ses amis, le poète Maksimilian Aleksandrovitch Volochine (Kirienko-Volochine) (1877-1932).

Volochine, qui a vécu pendant un certain temps à Paris, était devenu membre de la Loge maçonnique Le Travail et les Vrais Amis Fidèles en 1905.


Almavir

Le nom mentionné dans le texte russe n'est pas Almavir, mais Армавир [Armavir]. Armavir est une ville russe dans le kraï de Krasnodar sur le rive gauche du fleuve Kouban sur la péninsule Taman. Armavir était le deuxième centre industriel du kraï après Krasnodar. La ville est située 202 kms au nord-est de Krasnodar au pied du Caucase. C'est l'intersection du chemin de fer de Rostov-sur-le-Don à Bakou. Il y a aussi un oléoduc venant de l'Azerbaïdjan.

La population d'Armavir est fier d'être mentionné dans Le maître et Marguerite. Dans l'oulitsa Novorossiskaïa, une statue a été érigée montrant «une de ces innocentes bêtes, les pattes de devant attachées, apporté présenta à la milice par un citoyen dont nous ignorons le nom».


Un champignon mariné

Ces champignons marinés existent toujours aujourd'hui, et sont très populaires en Russie.


Enlevées par la bande d’assassins et d’incendiaires

Probablement que nous sommes confrontés ici avec le manque d'une rédaction finale de nouveau. Boulgakov décrit la version officielle: Marguerite et Natacha ont disparu, probablement elles ont été enlevées par un gang de meurtriers. Et la même chose se serait passé à un malade mental qui se donnait à lui-même le titre de maître. Il a été enlevé de la clinique psychiatrique.

Mais cela contredit ce qui a été précédemment décrit dans le chapitre 30. Marguerite a été retrouvé morte sur le parquet du salon dans sa villa. Elle avait pâli mortellement, elle a porté la main à son coeur et crié faiblement: «Natacha ... quelqu'un ... à moi... ». Et le maître est mort dans la chambre 118 de la clinique du docteur Stravinski, comme nous avons pu comprendre du dialogue entre Bezdomny et l'infirmière Prascovia Fedorovna..


De la vodka aux bourgeons de cassis

La vodka avec les bourgeons de cassis est de la vodka parfumée avec les bourgeons de cassis, comparables avec le genièvre de cassis connu en Belgique et aux Pays-Bas.


La fête de la pleine lune de printemps

La pleine lune de printemps est la première pleine lune après le solstice printanier - elle est importante pour déterminer la date de Pâques.


L’Institut d’histoire et de philosophie

Il n'y a jamais eu un institut avec exactement ce nom, bien qu'il y a eu des combinaisons semblables comme l'Institut de Léningrad de Philosophie, Littérature et Histoire.


Le professeur Ivan Nikolaïevitch Ponyriev

Seulement à la première et à la dernière page du roman, Ivan est mentionné par son nom de famille Ponyriev. La plupart du temps il est mentionné par son psuedonyme Biezdomny ou, comme dans le chapitre 27, Ivan ou Ivanouchka. Ce dernier nom, comme on l’a déjà indiqué, n’est pas traduit en tant que tel par les traducteurs français.

Comme un frère de loge dans la franc-maçonnerie, Ivan est passé par différentes phases de sensibilisation et de connaissances dans Le Maître et Marguerite. L'ignorant du premier chapitre est maintenant devenu professeur.

L'intérêt de Boulgakov pour la franc-maçonnerie pourrait être expliqué par le fait que, en 1903, Afanasi Ivanovitch Boulgakov (1859-1907), théologien et historien de l'Église, et le père de Mikhaïl Afanasievitch, avait écrit un article sur La franc-maçonnerie moderne dans sa relation avec l'église et l'état, qui a été publié dans Les actes de l'Académie théologique de Kiev. Boulgakov fait référence à la franc-maçonnerie à plusieurs endroits dans le roman.

Cliquez ici pour lire plus sur la franc-maçonnerie dans Le maître et Marguerite


Le cinquième procurateur de Judée - le chevalier Ponce Pilate

L'épilogue du roman que Boulgakov écrit sur le maître finit avec les mêmes mots que le roman que Boulgakov écrit sur le maître, qui à son terme finit avec les mêmes mots que le roman que le maître écrit sur Pilate.

Autrement dit: c'est la troisième fois que cette phrase apparaît dans Le maître et Marguerite. Dans la version russe Boulgakov change son approche un peu. Partout dans le roman, il écrit Ponce Pilate comme Понтий Пилат [Pontiï Pilat]), mais ici il écrit tout à coup Понтийский Пилат [Pontiïskiï Pilat].



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